RTX 5070 vs RTX 4070 : quel choix malin pour votre configuration ?

La RTX 5070 repose sur l’architecture Blackwell, gravée en 4 nm, et embarque 12 Go de GDDR7 avec une bande passante de 672 Go/s. La RTX 4070, architecture Ada Lovelace, propose 12 Go de GDDR6X plafonnant à 504 Go/s. À quantité de VRAM identique, c’est le débit mémoire qui sépare réellement ces deux GPU, et ce delta pèse lourd dès qu’on pousse les textures ou qu’on active le ray tracing en 1440p.

Bande passante GDDR7 et impact sur le pipeline de rendu

Le passage de la GDDR6X à la GDDR7 à 28 Gbps par broche ne se résume pas à un chiffre marketing. Sur un bus 192 bits identique, la RTX 5070 gagne environ 33 % de bande passante effective par rapport à la RTX 4070. En pratique, nous observons que cette marge profite surtout aux scénarios où le GPU est memory-bound : ray tracing lourd, résolutions natives élevées sans upscaling, et textures non compressées.

A découvrir également : Comment choisir la bonne taille d'un écran pour votre pièce ?

Le fill rate suit la même tendance. La RTX 5070 affiche un taux de pixels autour de 200 GPixel/s contre 158 GPixel/s pour la 4070. Combiné au gain de bande passante, le pipeline arrière (ROP + mémoire) respire mieux, ce qui réduit les micro-stutters dans les zones denses en géométrie.

Le TDP passe de 200 W à 250 W. C’est un point à intégrer dans le choix de l’alimentation, mais le ratio perf/watt reste favorable à la génération Blackwell sur la plupart des workloads GPU-bound.

Lire également : Tarifs des box informatiques : quel budget prévoir ?

Comparaison côte à côte de deux cartes graphiques GPU haute performance sur un bureau de travail informatique

RTX 5070 vs RTX 4070 en 1440p : écart réel en jeu

Les comparatifs indépendants convergent vers un gain moyen de 9 à 20 % en faveur de la RTX 5070 en 1440p, selon les jeux et les presets. Sur des titres comme Cyberpunk 2077 ou Elden Ring, l’écart se situe plutôt dans la fourchette haute. Sur des jeux moins gourmands ou capés par le CPU, le delta se resserre nettement.

Quelques repères issus de benchmarks publiés :

  • Cyberpunk 2077 en 1440p : environ 76 fps pour la RTX 5070 contre 62 fps pour la RTX 4070, soit un gain d’environ 22 %
  • Elden Ring en 1440p : autour de 84 fps contre 69 fps, un écart de l’ordre de 21 %
  • Fortnite en 1440p : 89 fps contre 73 fps, gain plus modeste mais constant
  • God of War en 1440p : 110 fps contre 91 fps, les deux cartes dépassent largement le seuil de confort

L’avantage de la RTX 5070 se manifeste surtout dans les titres AAA récents qui sollicitent massivement le bus mémoire et les unités de ray tracing. Sur les jeux compétitifs légers, les deux GPU saturent le framerate cap ou butent sur le CPU bien avant de montrer un écart GPU significatif.

DLSS 4 et encodage AV1 : ce que Blackwell apporte au-delà des fps bruts

La RTX 5070 donne accès à DLSS 4 avec génération multi-frames. Le principe : l’IA ne se contente plus de reconstruire un frame intercalaire, elle en génère plusieurs entre deux frames natifs. Le résultat perçu est une fluidité supérieure à ce que le framerate natif suggère, au prix d’une latence légèrement accrue que Reflex 2 compense en partie.

Pour les créateurs de contenu, le bloc d’encodage matériel AV1 de la RTX 5070 est plus performant que celui de la 4070. Nous recommandons cette génération à ceux qui streament ou exportent en AV1, un codec de plus en plus requis par les plateformes.

Ray tracing nouvelle génération

Les cœurs RT de la RTX 5070 traitent le BVH (Bounding Volume Hierarchy) plus rapidement que ceux de la 4070. Sur les jeux qui activent le path tracing complet (Cyberpunk 2077 mode Overdrive, Alan Wake 2), le gain dépasse souvent les 20 % mesurés en rasterisation classique. C’est sur ces workloads que le saut générationnel se justifie le plus.

Joueuse PC satisfaite consultant les performances benchmark d'une nouvelle carte graphique RTX sur son setup gaming

Prix et rapport performance par euro de la RTX 5070

Au MSRP, la RTX 5070 est annoncée à 549 euros, contre 599 euros pour la RTX 4070 à son lancement. Le rapport perf/euro penche clairement en faveur de Blackwell : environ 29 points de benchmark par euro contre 22 pour la génération précédente, selon les données agrégées de Quelle Config.

La question change si vous possédez déjà une RTX 4070. Le coût net de l’échange (prix de la 5070 moins la revente de la 4070) rend l’upgrade moins évident. Passer d’une RTX 4070 à une RTX 5070 n’est pas un saut de gamme, c’est un refresh intra-segment. Nous le recommandons uniquement si vous avez un besoin précis : DLSS 4, path tracing, ou encodage AV1 natif.

Quand la RTX 4070 reste pertinente

Sur le marché de l’occasion, la RTX 4070 se négocie désormais bien en dessous de son MSRP d’origine. Pour une configuration orientée 1080p ou 1440p sans ray tracing, elle reste un GPU parfaitement calibré. Les 12 Go de VRAM suffisent pour la quasi-totalité des titres actuels à cette résolution, et le TDP de 200 W la rend compatible avec des alimentations 550 W sans forcer.

Alimentation et compatibilité : RTX 5070 dans un boîtier existant

Le passage à 250 W de TDP impose de vérifier deux points avant d’intégrer la RTX 5070 dans un PC existant :

  • L’alimentation doit fournir au minimum 650 W avec un rail 12V stable, idéalement un bloc certifié 80+ Gold
  • Le connecteur d’alimentation passe au 12V-2×6 (successeur du 12VHPWR), vérifiez la compatibilité de votre câblage
  • L’encombrement physique reste dans les standards 2,5 à 3 slots selon les modèles custom, mais la longueur peut varier

Sur une configuration récente avec un processeur de la génération Alder Lake ou plus récent et une alimentation 750 W, l’intégration ne pose aucun problème. Sur un PC plus ancien, le coût cumulé (alimentation + câble + éventuel boîtier) peut rendre le budget total moins attractif qu’une RTX 4070 d’occasion avec zéro modification.

La RTX 5070 s’adresse à ceux qui construisent une configuration neuve ou qui visent le 1440p avec ray tracing et DLSS 4 activés. Pour un upgrade depuis une RTX 4070 fonctionnelle, le gain ne justifie le coût que sur des usages précis. C’est la réponse la plus honnête que les benchmarks permettent de formuler aujourd’hui.

Les plus plébiscités